Hub rural

Mercier Pfalzgraf architectes Inc.
Lino Gomes Alves, architecte
Julien Hébert, stagiaire en architecture
Zola Bilombo, technologue en architecture
Alexandre Dufour, technologue en architecture

013PRJ

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L’IDÉE DU HUB RURAL

L’idée est de créer pour les milieux ruraux et périurbains une plateforme permanente qui permette
principalement de rapprocher les producteurs fermiers et les consommateurs locaux. Les grandes villes ont réhabilité ou construit depuis plusieurs années leurs marchés, mais les secteurs périurbains ou ruraux ne possèdent pas forcément de lieux physiques permanents établissant un pont entre leurs propres fermiers et leurs consommateurs locaux.

Nous savons pourtant que consommer localement est un moyen durable de réduire notre empreinte
écologique et de développer l’économie locale. Or, seulement 30% des produits alimentaires consommés par les Québécois proviennent des 29 000 fermes du Québec (source MAPAQ).

Le Hub Rural a également pour objectif de s’intégrer aux marchés saisonniers, très présents et appréciés un peu partout dans nos régions, devenant en quelque sorte leur point central, afin de s’insérer facilement parmi la communauté, comme lieu de rassemblement et de célébration du terroir.

LE PROJET

L’intention était de reproduire une forme architecturale familière et commune de nos paysages ruraux et de notre imaginaire. Le pont couvert est donc notre point de repère pour le Hub Rural, et par analogie, un pont entre la production agricole locale et la communauté.

Afin de développer l’analogie du pont, les portiques structuraux sont mis en évidence sur une trame
régulière et par l’emploi d’éléments en bois reliés entre eux par des connecteurs, faits sur mesure, en aluminium moulé. Ces portiques retiennent la « peau » du bâtiment, qui se rapproche de la géométrie formée par les diagonales que l’on retrouve latéralement sur les ponts couverts. Toutefois, la géométrie adoptée rappelle la forme d’une feuille ou des alvéoles d’une ruche.

Cette « peau », ouverte et transparente, est formée de modules construits avec de simples extrusions d’aluminium anodisé soudées entre elles. Les modules sont reliés par des connecteurs en aluminium, faits sur mesure et moulés. L’assemblage de la maille est assuré par des boulons. D’autre part, la rigidité de cette « peau » évite d’ajouter des contreventements aux portiques.

Afin de protéger l’intérieur du marché et d’apporter des jeux de couleur à l’espace, les modules de la toiture incorporent des panneaux de verre coloré, tel un mur‐rideau. En période ensoleillée, les cylindres en aluminium déploieront, sur le versant sud du toit, des toiles recouvertes de cellules photovoltaïques légères et souples de deuxième génération, qui ne font plus que quelques micromètres d'épaisseur. L’électricité ainsi générée permettra d’alimenter les kiosques des marchands et l’éclairage au LED.

Le projet tire donc avantage de la préfabrication en atelier que procure l’aluminium, ainsi que de la
simplification de la mise en oeuvre in situ. L’aluminium générant naturellement une couche d’oxyde qui le protège de la corrosion, la « peau » du bâtiment disposera d’une longue durabilité et résistance aux diverses conditions météorologiques, tout en nécessitant peu d’entretien, ce qui est une considération importante pour les milieux ruraux, étant donné leurs ressources limitées.

Le bâtiment peut également être considéré comme un module pouvant être répété selon les besoins de la communauté.